L’Eglise Saint-Amand (XVIème siècle)
L’église de Virandeville avait pour patrons les abbés de St Sauveur, elle était connue sous le vocale de Saint Amand. En 1693, messire Simon Travers en était curé. A la même époque, D. Jean LAIR, bénédictin, y était prieur de St Croix. Roger seigneur de Torteville (ancien nom de Teurthéville-Hague) et de Virandeville donna, en 1196, les églises de Torteville et de Virandeville à l’Abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Au hameau qui porte actuellement son nom, il y avait un prieuré fondé par Roger en 1197.
On se perd en conjectures sur son passé mais on sait de façon certaine qu’en 1276, il y avait un curé qui dépendait de l’abbaye de St Sauveur le Vicomte à laquelle il devait verser chaque année 2 boisseaux de froment, 2 pains, 2 gallines (poules).
En 1840, l’abbé Marest est curé de Virandeville. Sa pierre tombale est à droite de la porte de la nef. En 1821, les bancs sont confectionnés et la cloche refondue. Le patron de la paroisse est St Amand, né vers 600 en Gascogne, moine, il évangélisera en Gaule. Aumônier du roi Dagobert, il est évêque au Pays-Bas et fonde des monastères. Il meurt le 06 février 684 à St Amand les Eaux. Sa statue est à gauche du maître autel. A droite, on trouve la statue du bienheureux Thomas.
A droite dans le chœur de l’église, une plaque de marbre blanc, porte les noms de ceux qui risquèrent l’échafaud pour sauver les reliques du Bienheureux.
Dans la nef, deux autres inscriptions rappellent le souvenir de Jean Hamel, natif du pays et curé de Virandeville de 1785 à 1791, exilé et mort à Guernesey en 1793 et celui du Père Leterrier Jean né à Virandeville en 1826 et décédé à Lyon en 1902, Père mariste, provincial d’Amérique, d’Angleterre et de Nouvelle-Zélande.
On remarque le grand maître-autel classique (XVIIème) et le tableau représentant la Nativité (adoration des bergers) ainsi que la chaire à prêcher (XVIIIème).


On remarque la belle statue en bois de la Vierge et l’enfant.

Le bienheureux Thomas Hélye (1187-1257)
Il vécut à Biville au temps du roi Saint Louis, instituteur à Cherbourg.
Ermite.
Prédicateur dans la Manche
Béatifié par la voix du peuple.
Squelette exposé dans une châsse en l’église de Biville.
Pendant la terreur, des membres de la société populaire de Cherbourg, affiliée au club des Jacobins, avaient résolu de promener la tête du Bienheureux au bout d’un pique dans les rues de Cherbourg et de réduire ses ossements en salpêtre pour faire de la poudre à canon. C’est alors que, dans la nuit du 13 au 14 juillet 1794, André Lemarié, prêtre réfractaire qui exerçait clandestinement son ministère à Virandeville, et huit courageux Virandevillais (dont trois s’appelaient « Vincent »), partirent à cheval, en soirée, pour Biville. Ils fracturèrent le tombeau et emportèrent les ossements qui furent religieusement déposées dans un petit coffre et scellé par un cachet en cire. Elle furent dissimulées dans un réduit de la ferme « Vincent » au hameau les Vincents, à 500 mètres de l’église, en direction de Cherbourg. Le bâtiment de cette ancienne ferme et le réduit existent toujours. Cet épisode héroïque est rappelé par une plaque apposée sur le mur Sud du chœur de l’église et une autre plaque (parfaitement visible de la grande route) sur le réduit (petit bâtiment formant aile) dans lequel ont été cachées les reliques.
Après le Concordat de 1801, qui ramena la paix religieuse, les reliques furent restituées à Biville, le 16 septembre 1803, à l’exception du chef (crâne) qui resta à Virandeville car l’évêché avait autorisé les habitants de Virandeville à le conserver en mémoire de leur courageux dévouement. Il s’ensuivit entre les habitants de Biville et ceux de Virandeville, des discussions très longues et très vives car Biville voulait récupérer le chef tandis que Virandeville voulait le garder. Ce n’est qu’en 1814 que l’évêque de Coutances décida que, finalement, le chef serait renvoyé à Biville mais conservé dans un coffret particulier séparé des autres ossements. Ce n’est qu’en 1859 (année de la béatification officielle par Rome) que l’ensemble du squelette fut reconstitué tel qu’il demeure aujourd’hui visible dans sa châsse vitrée (qui date de 1910) dans l’église de Biville et la tête en 1811.
Avant de mourir, Mlle Vincent, propriétaire du célèbre réduit, en a fait don à la paroisse.
Ont participé : LEMARIE Vicaire général, Fabien LECOMTE, Jean LETERRIER, Jean VINCENT, Louise VINCENT, Anne VINCENT, Guillaume BELLEY, Jacques JOURDAIN


Le Château (1752)
Il fut construit par Gilles-René Le Fèvre des Londes (1700-1784), seigneur et patron de Virandeville et Baudretot, fait construire en 1752 le Château de Virandeville. Il était fils d’un marchand, bourgeois de Valognes, et premier échevin de la ville. Il fut avocat, receveur des tailles et subdélégué de l’intendant de l’intendant à Valognes, anobli par charge de conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France.
En 1846, Elisabeth Caroline Lefèvre, fille de Charles Lefèvre, seigneur de Virandeville et de Baudretot, fit passer le château dans la famille de Gouberville en se mariant avec Victor Casimir de Gouberville.
En 1921, le père d’André Viste acheta le Château (qui s’appelle aujourd’hui la Cour) aux de Gouberville. André Viste fut maire de Virandeville pendant l’occupation allemande 1940-1944 puis de 1947 à 1970. Le domaine est toujours la propriété de la famille Viste.
Le maréchal Rommel y séjourna en 1940 avant la prise de Cherbourg.
Les Ifs





